Newer posts are loading.
You are at the newest post.
Click here to check if anything new just came in.

August 16 2010

copywriter
00:22

The Art of copywriting

The art of the copywriting is one of the most intricate arts in the world.  As in every profession there are some indispensable rules that every copywriter should stick to in order to impress his reader and produce appealing content  What are these well-known yet so often forgotten rules that every copywriter should follow?!  One should be as much precise and straightforward as possible in the writing of your text. Your text should have coherent and logical style. There should be some definite order in which all your message is written. Moreover, you should always visualise your audience in front of you and stress the most important points of your message. 
In writing of the advertisement try to answer several important questions before you start devise and design the structure of your web site.

Make it easy to read. You message must have just one important point. It is not advisable to include several points in your message. Despite the fact that this is an advertisement and some exaggerations are possible and some specialists even encourage them, your message must not contain outward lies.  If the reader suspects that you are lying he will not be inclined to take your words and might even doubt the credibility of the whole company you are working for. The message must be written in simple, easy to read and understandable style. Do not patronise and try to have honest and equal dialogue with your customer. Do not be very technical in the writing of your message. However, it might be advisable to include some technical terms in your advertisement, otherwise write it in more general terms, as your message might be read by the person who is not familiar with technical details.

Check your text on grammar and spelling mistakes before you are placing your message on the web site or submit it to the advertisement. Do not use too many words; try to be as succinct as possible. Your message should be memorable. Talk directly to the reader of your advertisement. Try to use such words as “you”, “your” as much as possible, as the advertisement that communicates directly with your customer is more appealing.

July 26 2010

copywriter
06:44

Certaines couleurs pourraient vous faire gagner plus d’argent

Expérience interactive des couleurs - le bleu est gagnant

Vous vous souvenez sans doute du jour où vous êtes arrivé à l’école avec un gros bouton sur le visage.

Ce matin-là, vous aviez l’impression que tous vos amis fixaient votre gros bouton rouge lorsqu’ils vous parlaient.

Aviez-vous raison d’être paranoïaque?

N’ayez crainte, je n’ai pas envie de vous parler de peau sensible et d’acné juvénile. Je veux vous parler de boutons.

De boutons?

Oui oui! De boutons!

Ceux que vous avez soigneusement positionnés sur votre blogue, votre site internet ou votre page d’atterrissage.

Ceux qui demandent à votre utilisateur de passer la commande et de s’abonner.

Aujourd’hui, la question que je pose est: « La couleur d’un bouton peut-elle influencer l’utilisateur à cliquer? »

Et je crois que la réponse est OUI!

Je crois qu’un bouton jaune n’aura pas le même nombre de clics qu’un bouton bleu lorsqu’ils seront positionnés au même endroit, et cliqués par la même personne qui est dans le même état d’esprit, dans les mêmes circonstances et au même moment.

Est-ce que c’est à cause de la préférence de couleur des utilisateurs, de leurs habitudes, de leur état d’esprit? Je ne le sais pas, mais les couleurs ont décidément un effet psychologique sur votre client.

Cliquez ici pour continuer

Vous connaissez Godaddy? Godaddy est à mon avis un des meilleurs hébergeurs internet. J’ai toujours reçu un excellent service des employés de Godaddy et j’ai toujours profité de tarifs compétitifs.

J’utilise les services de Godaddy depuis environ cinq ans et leurs tarifs sont très compétitifs.

Godaddy est certainement un leader de l’industrie des noms de domaines et de l’hébergement sur internet.

Vous savez aussi dans quel domaine Godaddy excelle? Godaddy a d’excellentes stratégies marketing pour vendre des services et des noms de domaines dont ses clients n’ont pas réellement besoin.

Une des stratégies que Godaddy utilise est celle du bouton orange.

Je vous explique.

Lorsque vous passez une commande pour acheter un nom de domaine (.com) par exemple, vous trouvez le nom de domaine que vous cherchez et vous cliquez « continuer ».  Ensuite une fenêtre pop-up s’affiche pour vous proposer une panoplie de rabais si vous achetez d’autres domaines comme le .net, .org, etc.

Voici la fenêtre pop-up décrite:

Remarquez la dominance du titre rouge, Stop! – Save 62%! Et que dire des options? Où dois-je cliquer pour continuer?

J’ai le choix entre deux beaux boutons orangés ou un lien texte (No thanks) dissimulé au bas de la fenêtre?

Croyez-moi, le premier réflexe lorsque la fenêtre s’ouvre est de cliquer sur un des boutons « Add« . C’est presqu’un automatisme. Sur internet, nous avons tendance à vouloir nous rendre à destination rapidement.

C’est génial non?! Imaginez les profits que GoDaddy a réalisé avec ce simple concept: « Offrir plus que ce que l’on demande »! Le client ne perd rien à cliquer sur le bouton « Add ». En fait, il épargne plus de 60% sur tous ces noms de domaine en les achetant maintenant.

Vous croyez que c’est de la tricherie? Personnellement, je crois que c’est une excellente stratégie. En cinq ans, je n’ai jamais cliqué le bouton « Add », mais il faut dire que je suis passé de prêt à quelques reprises, surtout lorsque je suis pressé.

Y a t’il une morale dans cette stratégie?

En marketing, j’ai l’impression que la zone de la morialité est grise. Cependant, si l’utilisateur à un moyen de continuer sans devoir payer plus (lien: No Thanks), eh bien à mon avis, il n’y a pas de problème.

D’un point de vue straégie marketing, je crois que cette méthode est brillante. Peu importe, cette méthode à elle seule a dû rapporter des milliers (voir des millions) en argent à Godaddy.

Maintenant, voyons un deuxième cas.

La stratégie de AVG

AVG est un logiciel antivirus gratuit. En fait, seulement la version « protection de base » est gratuite. Lorsque le logiciel gratuit est installé sur votre ordinateur, votre ordinateur est protégé contre tous les virus connus. La base de données interne du logiciel est mise à jour régulièrement et gratuitement.

Tout fonctionne à merveille.

Par contre, après quelques mois d’utilisation, vous ouvrirez votre ordinateur et une fenêtre pop-up apparaîtra dans Windows.

Voici ce que vous verrez:

AVG - anti-virus

Une belle grande fenêtre vous proposant de télécharger la nouvelle version du logiciel ou d’acheter la version avancée de AVG.

Vous avez remarqué comment AVG s’y prend avec les boutons?

À droite le bouton rouge frappant pour vous inciter à cliquer, et à gauche, le bouton gris peu attirant avec une flèche qui pointe vers le bouton rouge.

Vous voyez ce que je veux dire par l’idée d’utiliser la psychologie des couleurs pour inciter l’utilisateur à agir dans le même sens que notre champ d’intérêt?

J’adore!

Évidemment, en apercevant cette fenêtre pour la première fois, j’ai presque cliqué le bouton rouge même si je n’avais aucune intention d’acheter la version avancée du logiciel.

Pensez avant de cliquer

Le titre de l’excellent livre de Steve Krug dit: « Don’t make me think« . Moi je vous dis ce qu’un vieux sage dit au tout début d’une chanson du répertoire de Wu-tang Clan, Da Mystery of Chessboxin: « Internet surfing is like a swordfight. You must think first, before you move ».

Bon d’accord, j’ai changé quelques mots, mais vous voyez ce que je veux dire?

Sur internet, beaucoup de pubs et de liens sont truqués ou tout simplement attirants. L’utilisateur pourrait se surprendre à cliquer des liens qu’il n’a pas envie de visiter seulement parce qu’un texte ou un bouton a réussit à avoir son attention.

Inconsciemment, notre cerveau donne le signal à notre main de cliquer sur le bouton ou le lien ayant capté notre attention.

Avant de cliquer, réfléchissez!

Est-ce que les couleurs modifient vos actions?

Avec l’expérience interactive des couleurs, j’ai tenté de déterminer deux choses:

  • Est-ce que le rouge est vraiment la couleur dominante?
  • Quel bouton obtiendra le plus de clics?

Avant d’amorcer l’expérience des couleurs, je me suis demandé si le rouge était la plus dominante des couleurs, celle qui pousse l’internaute à agir, à cliquer.

Ensuite, je me suis demandé comment créer une expérience pour tester cinq boutons de couleurs différentes.

J’ai réfléchi et j’ai trouvé.

Tout d’abord, j’ai créé une nouvelle table sur la base de données WordPress de mon blogue et j’ai ajouté du code PHP (à l’aide du plug-in Exec-PHP) à un article et une page de mon blogue. Avec l’aide de ce code, j’enregistre le choix de couleur du participant et l’ordre d’affichage des couleurs.

Puisque j’avais peur que les utilisateurs cliquent le premier bouton à tous les coups, j’ai ajouté une logique pour afficher les boutons de couleur dans un ordre aléatoire.

Note: Si des gens avec un peu d’expérience WordPress et PHP se montrent intéressés pour faire l’expérience sur leur blogue (ou site internet), je peux fournir le code source PHP et quelques instructions pour réussir cette expérience de votre côté. C’est très simple, et amusant.

Au moment de l’écriture de ce billet, voici les résultats:

  • Bleu = 25
  • Vert = 17
  • Gris = 15
  • Rouge = 14
  • Jaune = 13

Honnêtement, je suis très surpris des résultats.

Voici les résultats dont je m’attendais de voir:

  1. Rouge
  2. Jaune
  3. Vert
  4. Bleu
  5. Gris

J’étais persuadé que les boutons rouge et jaune étaient pour dominer l’expérience, mais comme l’expérience l’a prouvé, les participants ont décidé que le bleu et le vert seraient gagnants.

Pour les résultats du bouton vert, je peux comprendre. Les performances du vert peuvent s’expliquer par le fait que le vert est perçu comme la couleur verte d’un feu de circulation: GO! Allez-y! En tout cas, c’est ce qui a déterminé le choix de couleur d’un ami qui a fait le test.

Et le bleu quant à lui? Le grand gagnant?

Pourquoi le bleu?

Je n’ai toujours pas compris. C’est vous, chers lecteurs, qui devrez me donner les raisons pour lesquelles vous avez choisi le bleu.

Les raisons qui me portaient à croire que le rouge aurait gagné

Un peu avant mon expérience, j’ai fait un peu de recherche sur internet et j’ai trouvé de la bonne information à propos des couleurs et de leurs effets psychologiques sur les humains.

Voici ce que j’ai trouvé sur le rouge:

About.com

A stimulant, red is the hottest of the warm colors. Studies show that red can have a physical effect, increasing the rate of respiration and raising blood pressure.

Use the color red to grab attention and to get people to take action. Use red when you don’t want to sink into the background. Use red to suggest speed combined with confidence and perhaps even a dash of danger. A little bit of red goes a long way. Small doses can often be more effective than large amounts of this strong color. Multiple shades of red and even pink or orange can combine for a cheerful palette.

Wikipédia

Red catches people’s attention, and can be used either in a negative way to indicate danger and emergency, or in a positive way in advertising to gain more viewers, or in nature, as a ripe fruit announces its readiness with its red color. Several studies have indicated that red carries the strongest reaction of all the colors, with the level of reaction decreasing gradually with orange, yellow, and white, respectively. Because of this, red is often used to catch people’s attention in a variety of situations.

Très intéressant, n’est-ce pas?

Mais finalement, peut-être la couleur rouge a un effet négatif sur les gens. Le rouge ayant pour effet de dire: « STOP!« , au lieu d’encourager à agir.

Est-ce que c’est la raison pour laquelle vous n’avez pas cliqué les boutons rouge et jaune?

Et si votre bouton ACHETEZ MAINTENANT était d’une autre couleur que rouge?

Bouton acheter - page d'atterrissage - page destination - page cible

Si vous le bouton « Achetez maintenant » au bas de votre page d’atterrissage (landing page) était vert ou bleu, croyez-vous que les ventes de votre eBook augmenteraient?

C’est décidément quelque chose que je veux essayer sur marketeur.biz. Pour les prochaines semaines, je vais changer mon fameux bouton gris: « Je désire m’abonner GRATUITEMENT » par un beau bouton VERT. Ensuite, j’essayerai le bouton bleu.

Bleu et vert pour plus de clics?

En conclusion, voici ce que je vous propose d’essayer.

Utilisez le rouge et le jaune dans votre logo, votre design ou votre titre pour paralyser le visiteur. Le rouge qui veut dire: STOP! Arrêtez-vous! Lisez ce qui suit!

Et pour les boutons « Abonnez-vous » et « Achetez maintenant »?

Utilisez un bouton (format image) vert ou bleu. Ces couleurs signalisent à votre client ou abonné potentiel: Go! Allez-y! La voie est libre. Tout est sous contrôle. Achetez maintenant! Abonnez-vous!

Mais attention! Sachez doser et équilibrer vos couleurs.

Trop de rouge et vous paralysez le visiteur.

Trop de vert et le visiteur ne s’arrête pas sur votre site internet.

Trop de ces deux couleurs et le visiteur se croit à Noël.

Est-ce qu’un logo rouge peut retenir l’attention de vos clients? Je crois que oui.

Est-ce qu’un bouton vert peut vous faire gagner plus d’argent? Je crois que oui.

Est-ce qu’un bouton bleu peut augmenter le nombre d’abonnés à votre blogue? Je crois que oui.

Qu’en pensez-vous?

copywriter
06:43

Ces titres magnétiques

J’espère que vous allez bien!

Aujourd’hui, je vous présente la deuxième partie du sujet: un titre qui frappe. Pour les lecteurs qui n’ont pas encore lu la première partie, visitez ce lien: Un titre qui saute aux yeux.

Dans ce billet, je vous propose quelques recettes pour faire briller vos titres.

1/10 de seconde pour faire bonne impression

On dit que lorsque vous entrez dans une pièce pour une entrevue ou un blind date, la personne devant vous se fera une première impression de vous en 1/10 de seconde.

Deux psychologues de l’université de Princeton, Janine Willis et Alexander Todorov, ont exécuté une série de tests afin de déterminer en combien de temps on se fait une première impression d’une personne.

Les tests consistaient à présenter aux participants une série de photos de visages non familiers. Les participants devaient juger si les personnes sur les photos étaient compétentes ou non au travail.

À la suite de l’expérience, les deux psychologues ont conclu qu’en affichant une photo durant 100 millisecondes (1/10 sec), les participants avaient le temps de se faire une première impression du type de personnalité des gens sur les photos.

Ce qui est fascinant, c’est que les résultats sont restés les mêmes, même si les photos étaient exposées plus longtemps, exemple:  500 millisecondes (1/2 sec) et plus.

Si 1/10 seconde est suffisant pour porter un jugement personnel sur une autre personne, qu’est-ce que ça peut bien vouloir dire pour vous, les marketeurs?

Eh bien, lorsque vous présentez votre texte à vos lecteurs, vous n’avez que 1/10 seconde pour faire bonne impression.

Ça passe ou ça casse.

Que vous soyez blogueur, rédacteur, auteur, membre d’un forum, utilisateur de Twitter ou de Facebook, vous cherchez tous à apprendre ou partager de l’information. Pour avoir l’attention, vous devez rédiger vos accroches de façon à ce que l’on vous remarque, et ce, peu importe les infos que vous souhaitez partager.

Dans le monde virtuel où il y a surabondance d’information, un texte à très peu de chance de survivre sans un bon titre.

Comment avoir l’attention du lecteur

L’attention n’est pas quelque chose que l’on demande, c’est quelque chose que l’on attire.

Pour avoir l’attention, il suffit d’écrire un titre qui parle directement à vos lecteurs.

Difficile d’avoir l’attention des lecteurs d’un magazine d’affaires avec un titre comme « Dans quel sens doit-on brosser les poils de son chat? ».

Évidemment, lorsque vous avez des lecteurs réguliers sur votre blogue par exemple, il est plus facile d’écrire un titre qui retient leur attention, car vous connaissez leur champ d’intérêt.

Mais lorsque vous n’avez pas la moindre idée qui sont vos lecteurs, vous devez vous poser la question suivante:  « Qui dois-je viser? ».

C’est important de déterminer le public que vous voulez atteindre.

Sur marketeur.biz par exemple, je vise surtout les blogueurs, entrepreneurs et internautes qui cherchent à se mettre en valeur et se faire connaître.

En écrivant votre article, vous avez un objectif. Vous voulez informer le lecteur, faire la promotion d’un produit, avoir plus de cliques, etc.

Pour réussir, assurez-vous d’attirer les bons lecteurs avec un titre qui correspond à leurs intérêts personnels.

Ne révélez pas le punchline dans votre titre

Le travail du journaliste consiste à recueillir de l’information sur un événement, à transformer celle-ci et enfin, la partager. Afin de bien présenter l’information à ses lecteurs et auditeurs, le journaliste doit transformer l’information de façon à répondre aux questions suivantes:

Qui? Quoi? Quand? Où? Pourquoi?

En anglais, on appelle ces questions, la règle des cinq W : Who ? Where ? When ? What ? Why ?

Est-ce que c’est le rôle du titre de répondre aux cinq questions? Absolument pas.

Pourquoi le lecteur voudrait-il poursuivre sa lecture si le titre donne déjà tous les détails de la nouvelle.

Le titre est cette série de mots qui doit convaincre le lecteur de lire le texte. Et c’est au rôle du texte de répondre aux cinq questions.

Oui! Le titre doit capter l’attention du lecteur, mais il ne doit pas dévoiler tout le bonbon du texte.

Après avoir lu le titre, le lecteur doit avoir envie d’en savoir plus. Il sait qu’il pourra compter sur le lead pour répondre aux questions dont il n’a pas encore les réponses.

Prenons l’exemple suivant :

Laurence est actrice d’Hollywood et a quelques dizaines de livres en trop. Dans un magazine de star du cinéma, le journaliste écrit le titre suivant:

  • Laurence a perdu 40 lbs en 4 mois à l’aide du programme Weight Watchers.

Le titre est ok, par contre, il répond à toutes les questions (règle des W). Alors, pourquoi ne pas passer à la page suivante si le titre dévoile le lead de l’article?

  • Qui? Laurence.
  • Quoi? Perdu 40 lbs en 4 mois.
  • Quand? Tout récemment puisque c’est de l’actualité.
  • Où? Probablement à Hollywood, dans un club Weight Watchers.
  • Pourquoi? Problablement pour se sentir mieux dans sa peau.

Maintenant, voici des exemples de titres qui pourraient laisser le lecteur sur sa faim.

  • Les raisons qui ont poussé Laurence à perdre 40 lbs.
  • Comment Laurence a retrouvé sa taille de guêpe.
  • Le nouveau corps de Laurence.
  • Minceur Laurence.

Titre compact

En tant que blogueur francophone, ce que j’envie de l’anglais, ce sont les mots courts et compacts. En anglais, il est facile d’écrire un message précis avec des phrases très courtes.

Je ne dis pas que c’est impossible d’écrire des phrases compactes en français, mais c’est assurément moins évident qu’en anglais.

Pour écrire un titre condensé, accrocheur, et qui retient l’attention, il vous faut les bons mots-clés et du temps pour travailler et réécrire votre titre jusqu’à ce qu’il soit bien poli.

Les journaux anglophones sont un bon endroit pour s’inspirer de titres très courts. En anglais, on appelle ces titres comptacts « noun phrases« . En général, ces titres ne sont composés que de noms et de pronoms, et sont libres de verbes.

Pour être plus court, l’auteur élimine certains mots du titre tout en s’assurant que le lecteur pourra le comprendre.

Exemple d’un titre compacte : 50 died in earthquake.

Exemple d’un titre non compact : Fifty people died in a californian earthquake this weekend.

Voici quelques exemples de titres tirés du Journal de Montréal:

  • Une kayakiste manque toujours à l’appel.
  • Son histoire d’amour avec le Québec se poursuit.
  • Le président du Mexique vante le Canada.
  • Mexique: 55 cadavres découverts dans une fosse commune.

Maintenant, voici une version réduite des mêmes titres:

  • Une kayakiste disparue.
  • Histoire d’amour au Québec.
  • Mexique vante Canada.
  • 55 cadavres découverts au Mexique.

Pas facile d’éliminer des mots et de garder le sens des titres.

À présent, voici quelques titres anglophones tirés du New York Times :

  • Learnings from a frugal traveler.
  • China could raise prices.
  • Imagining the worst in BP’s future.
  • Making a mess off broadway.

Avons-nous besoin de densifier ces titres? Hmm, pas vraiment, mais essayons quand même :

  • Frugal traveler tips.
  • China price raise.
  • BP’s future.
  • Broadway mess.

Pourquoi utiliser des titres compacts? Car un titre court est lu et passe un message plus rapidement qu’un titre long.

Un titre trop long est comme un texte trop long. Personne ne le lit.

J’ai reçu une enveloppe contenant 500$

Dans le premier billet de marketeur.biz, J’ai reçu une enveloppe contenant 500 $ , j’ai une excellente histoire à vous raconter. Tout le monde aime les histoires.

Pourtant, ce billet reste celui qui a été le moins lu mon blogue. Bon, c’est peut-être parce que c’était mon premier billet et que personne ne connaissait marketeur.biz.

Est-ce que j’ai réussi à reproduire textuellement l’histoire pour la rendre intéressante? Je ne sais pas.

Mais une chose est certaine, je crois que j’aurais pu composer un meilleur titre.

Voici quelques tentatives de titres alternatifs pour le même billet:

  • 500$ en 4 heures.
  • Mon premier 500$ en quelques heures.
  • Comment j’ai créé une machine à profit en quelques heures.
  • Petite opportunité, gros profits.

GRATUIT!

« Gratuit » est un des mots les plus puissants qu’un rédacteur publicitaire peut utiliser dans un titre.

Surveillez votre réaction lorsque vous lisez sur internet. Il est plutôt rare que le mot « gratuit » ne capte pas votre attention.

Voici quelques exemples de titres :

  • Entretien de jardins. Estimation gratuite.
  • Téléphone gratuit avec abonnement de 2 ans.
  • Achetez-en un, et obtenez le deuxième gratuitement.
  • Windows 7 en essai gratuit.

Le mot « gratuit » est un véritable hameçon psychologique. Tout le monde veut quelque chose sans payer.

Si c’est possible pour vous d’utiliser ce mot dans un titre, faites-le!

Les quatre U d’un titre

Michael Masterson est un auteur, entrepreneur et rédacteur publicitaire connu aux États-Unis. Il y a quelques années de cela, il avait développé sa propre formule pour composer des titres puissants.

Vous connaissez la formule des quatre U?

Urgence

Faites sentir au lecteur qu’il doit agir immédiatement. C’est le moment ou jamais. Composez un titre qui comprend un élément de temps.

  • Augmenter votre revenu de 1000$ ce mois-ci.
  • 1000 cartes professionnelles pour 5$. Commandez avant le 1er juillet.

Unique

Laissez entendre au lecteur que votre offre est unique et qu’il ne pourra pas trouver l’information ailleurs. Reformulez votre titre pour une accroche rafraichissante et intéressante.

  • Nouvelle découverte dans le domaine de la santé.
  • Remplacez  « Épargez 10% sur les outils HammerHead «   par  « Pourquoi les outils HammerHead surpassent la compétition? »

Ultraspécifique.

Rédigez un titre qui contient quelques détails spécifique de votre offre.

  • Ordinateur complet avec écran 22 pouces pour seulement 598$.
  • Condo Floride avec vue sur océan, 3 nuits à partir de 199$.
  • Comment j’ai réussi à perdre 50 lbs en 6 mois.

Utilité

Utilisez votre titre pour faire une promesse au lecteur. Démontrez dans votre titre que le lecteur gagnera à lire votre message. Créez un titre aligné avec le champ d’intérêt du lecteur.

  • Le secret de la cuisson du parfait burger.
  • Comment trouver un emploi de rêve.

Cameron Diaz est toujours vierge

Eh bien oui! Aux dernières nouvelles, Cameron Diaz est toujours vierge. Je fais référence à son signe zodiaque, bien sûr.

Avec les mots, vous avez le potentiel de créer, d’influencer et de séduire.

Bon, ce titre n’a aucun lien avec ce billet, mais avoué que dans un contexte différent, il pourrait très bien servir.

Avec des mots qui ont du poids sur l’échelle de la magnétisation ( « Cameron Diaz » et « Vierge »), j’ai concocté un titre qui ne peut faire autrement que de capter votre attention.

Les titres neutres qui ne font qu’annoncer un sujet sont… neutres.

Prenez votre temps, magnétisez vos titres!

Les expériences des lecteurs

Évitez de faire comme tout le monde. Il vous faut un titre nouveau et rafraichissant.

Si vous croyez qu’en utilisant le titre « Comment faire plus d’argent », vous allez automatiquement réussir à attirer des tas de gens, détrompez-vous.

Les gens (surtout les internautes) sont habitués d’être sollicités. Ils ont probablement lu ce titre des dizaines de fois auparavant, donc vous êtes presque assuré qu’ils n’iront pas lire plus loin.

En tant qu’internautes, vous le savez bien. Pensez à toute l’information que vous ignorez tous les jours à cause de votre expérience en navigation internet.

Pourquoi ne pas remplacer « Comment faire plus d’argent » par :

  • Enfin, je suis riche. Vous voulez entendre mon histoire?
  • Un jeune entrepreneur devient riche avec internet.
  • Idées à profits.

Soyez créatif! Ne gonflez pas vos offres et ne faites aucune promesse que vous ne pourrez pas tenir. Ceci pourrait ternir votre réputation ou celle de votre produit.

La perfection n’existe pas

Il est très difficile d’évaluer et de mesurer l’efficacité de son titre. Beaucoup de facteurs entrent en ligne de comptes : de l’efficacité du titre à l’humeur du lecteur, de la police de caractères jusqu’au jour de la semaine, plusieurs facteurs influenceront vos résultats.

Il ne faut pas devenir obsessif sur la composition du titre parfait.

Pour rédiger un titre qui frappe, il faut tout simplement prendre son temps.

Les courriels et billets dont j’ai eu le plus haut taux de réponse/lectures sont assurément ceux qui avaient les meilleurs titres, et non ceux qui avaient les textes les plus sophistiqués.

De toute évidence, un titre magnétique augmentera vos chances de vous faire lire et de vendre votre produit.

Passez une excellente journée!

A+

copywriter
06:41

Un titre qui saute aux yeux

Bonjour à tous!

J’espère que vous allez bien!

En tant que consommateur d’information, vous êtes sollicité par la publicité tous les jours.

On dit qu’en moyenne vous êtes exposés à plus de 1000 messages publicitaires par jour.

Évidemment, c’est impossible pour vous de concentrer votre attention sur tous ces messages publicitaires qui défilent devant vos yeux, à tous les instants.

Vous lisez un journal qui contient plusieurs dizaines de publicités, mais vos yeux ne s’arrêtent que sur 4 ou 5 d’entre elles.

Avec le temps, vous êtes devenu très sélectif et votre cerveau fait le tri de toute l’information qui vous tombe entre vos mains. Vous ne lisez que ce que vous trouvez intéressant.

Et maintenant, si l’on inversait les rôles?

Chercher à avoir l’attention avec un titre percutant

Lorsque c’est vous qui cherchez à avoir l’attention des gens, c’est différent n’est-ce pas?

Si vous êtes blogueur, journaliste, auteur ou entrepreneur, vous vous êtes souvent demandé comment vous pouviez vous démarquer des autres.

Si vous n’avez que les mots pour convaincre et séduire vos lecteurs, vous n’avez que le titre pour retenir leur attention.

Le problème est que votre titre doit compétitionner avec tous les titres et accroches qui passeront sous les yeux de vos lecteurs ou clients potentiels.

Mais, sans un sujet ou un titre accrocheur, votre courriel, votre billet ou votre lettre risquent de ne pas être lus.

Le titre percutant est encore plus important lorsque vous vous attendez à quelques choses en retour.

Exemple: Vous faites une campagne de financement et rédigez une lettre où vous demandez aux lecteurs de contribuer à une cause qui vous tient à coeur.

Si vos lecteurs ne lisent pas plus loin que votre titre, évidemment, vous n’obtiendrez rien d’eux.

En général, les gens sont occupés et n’ont pas de temps à perdre. Cependant, si vous réussissez à capter l’attention de votre lecteur à l’aide d’un titre pertinent, vous augmentez largement vos chances que ce dernier poursuive sa lecture.

C’est simple, si votre titre n’attire pas l’attention ou ne provoque pas votre lecteur, vous êtes certain que votre lettre se retrouvera à la poubelle.

Le gourou informaticien

Il y a quelques années, mon travail consistait à maintenir un système informatique assez important.

Dès qu’il y avait un problème, notre équipe était appelée à travailler sur le problème immédiatement, car des milliers d’utilisateurs ne pouvaient plus accéder au système informatique.

Si nous n’avions pas résolu le problème en quelques heures, nous faisions appel à un consultant qui travaillait avec nous. Un vrai gourou de l’informatique.

Le problème est que ce gourou était toujours très occupé, donc, difficile à rejoindre.

Un jour, je lui ai écrit un courriel lui demandant son aide, mais je n’ai reçu aucune réponse.

J’en ai parlé avec un coéquipier et ce dernier m’a répondu:  » C’est simple, si tu veux son attention, fait simplement ajouter le mot « golf » au sujet du courriel.  »

Golf? Eh oui! Notre gourou informaticien était un passionné du golf. Pour lui, le mot « golf » était donc un mot magique, quasi hypnotique.

Alors, c’est ce que j’ai fait et croyez-le ou non, j’ai reçu une réponse quelques minutes plus tard.

Quelle brillante idée!

Imaginez une boite de réception pleine de courriels comme:

  • « J’ai un problème, pouvez-vous m’aider… »
  • « Urgent! Communiquez avec nous dès que possible… »
  • « Meeting, ce jeudi 10 juin à 15h… »
  • « Viagra, une solution pour vous… »

Maintenant, imaginez la réaction de notre golfeur lorsqu’il reçoit un message électronique avec le sujet suivant:  » Golf demain? « .

Il n’y peut rien, il doit le lire!

Vous savez exactement de quoi je parle. Vous avez devant vous une cinquantaine de courriels reliés au travail et seulement un courriel d’un(e) ami(e) avec le sujet suivant:  » Pizza et bière demain?  »

Quel courriel allez-vous lire en premier?

Les tâches d’un titre

En journalisme, l’objectif du titre est tout d’abord de signaler le début d’un article, mais surtout d’attirer l’attention et de provoquer le lecteur. Si le journaliste réussit à faire cela, surtout en manchette, on vendra plus de journaux.

L’objectif est le même lorsque l’on rédige une publicité, un billet de blogue, une lettre ou un courriel. La plupart du temps, ce que nous faisons, c’est un appel à l’action. Le titre doit pousser votre lecteur à lire la suite, acheter votre produit, laisser un commentaire, répondre ou partager avec ses amis.

Avec les amis, je m’amuse souvent à écrire des titres de courriels qui piquent la curiosité.

Voici quelques exemples:

  • J’ai entendu dire que…;
  • J’ai gagné un…;
  • Comment se fait-il que…;

Dans tous ces exemples, le lecteur lit le titre et se pose automatiquement une question comme:

  • De quoi peut-il parler?
  • Qu’est-ce qu’il a gagné?
  • Comment se fait-il que quoi?

C’est dans la nature de l’être humain de chercher à comprendre et à en savoir plus, donc avec des sujets de courriels pareils, le lecteur ne peut s’empêcher d’aller lire le message.

Les lacunes en matière de connaissance (knowledge-gap). C’est magique en marketing!

Essayez-le!

Les fonctions d’un titre

Dans son livre, The Copywriter’s Handbook (lien affilié), Robert W. Bly écrit que le titre doit assumer quatre fonctions différentes :

  1. Attirer l’attention. Le titre doit attirer l’attention du lecteur en étant aligné avec ses intérêts personnels. Pour attirer l’attention du lecteur, le titre peut aussi promettre au lecteur qu’il apprendra quelque chose de nouveau. Rédiger un titre qui souligne un avantage au lecteur est assurément une excellente façon d’avoir son attention;
  2. Sélectionner la bonne clientèle. Si vous avez quelque chose à vendre, rédigez un titre qui visera la clientèle cible. Ajuster le titre selon l’âge de vos lecteurs, de leur sexe, de leur classe sociale et de leur style de vie. Évidemment, un homme dans la vingtaine ne s’intéresse pas forcément aux mêmes choses qu’une femme de soixante ans.
  3. Faire passer un message complet. David Ogilvy disait que 80 % des gens ne lisent que le titre d’une annonce ou d’un message. Si vous suspectez que ce sera le cas pour vous, il serait avantageux d’inclure la promesse et le nom du business dans le titre pour qu’il soit clair et précis.
  4. Amener le lecteur à lire le message. Il y a plusieurs façons d’amener le lecteur à lire plus loin que le titre. Utilisez l’humour, demandez une question, provoquez, créez un mystère, promettez un cadeau ou une information utile. C’est le meilleur moyen de transformer le visiteur en lecteur.

Pourquoi les titres de marketeurs.biz sont-ils ordinaires?

Lorsque vous écrivez pour le web, vous avez deux défis. Vous devez écrire pour le lecteur et écrire pour les moteurs de recherches.

Puisque ce blogue est encore tout nouveau, j’investis de l’énergie à écrire des titres clairs qui contiennent les bons mots clés pour tenter de recevoir du trafic des moteurs de recherche.

C’est très possible de réussir un blogue sans les moteurs de recherche, mais j’ai décidé de mettre les chances de mon côté. Pour les premières dizaines de billets de marketeur.biz, je me concentre surtout pour écrire des titres clairs et contenant beaucoup de mots-clés.

Vous croyez que c’est un hasard d’avoir deux titres différents pour la même série de billets (les noms de domaines)?

  • Trouver un nom de domaine qui convient à votre business
  • Choisir un nom de domaine qui convient à votre entreprise

Un titre est la porte d’entrée au corps du message

Sur internet, comme dans un journal ou un magazine, tous les espaces vides sont remplis de publicités. En général, ces publicités ont un titre, une accroche ou un slogan qui ne cherche qu’à capter votre attention.

Peu importe le média, les articles et la publicité sont souvent entremêlés. Chaque élément et titre compétitionne avec l’élément voisin pour avoir votre attention.

C’est la même chose pour la boite courriel du chef d’entreprise où vous aimeriez travailler et la boite aux lettres de votre client potentiel.

Ces boites sont pleines donc, vous devez vous démarquer avec un titre qui frappe!

Le titre est la clé pour déverrouiller le message. Vous devez donc avoir la bonne clé, sinon, le message sera ignoré.

copywriter
06:37

Qu’est-ce que le copywriting (rédaction publicitaire)?

Bonjour, chers lecteurs,

J’espère que vous allez bien.

Aujourd’hui, nous allons définir le rôle du copywriter, alias rédacteur publicitaire, alias concepteur-rédacteur.

Voici une simple définition du mot copywriting:

Le copywriting, c’est l’utilisation de mots dans le but de promouvoir un produit, une personne, une entreprise, une opinion ou une idée.

C’est simple non?

J’ai adoré le livre Hypnotic Writing de Joe Vitale. Sur la couverture du livre, on y retrouve le sous-titre suivant : « How to seduce and persuade customers with only you words« .

Aurait-il pu choisir un sous-titre plus exact et plus clair afin de présenter le sujet de son livre? Je ne crois pas.

Ce choix de mots me plait énormément. En fait, ces mots décrivent précisément le rôle et l’objectif d’un texte publicitaire.

Quelle belle façon de définir le copywriting!

Le copywriting, c’est l’art de séduire et de persuader avec les mots.

Voilà la mission du copywriting, réduit à sa plus simple expression.

Qui utilise le copywriting?

Il y a t’il seulement les marketeurs et rédacteurs publicitaires qui utilisent le copywriting au quotidien? À mon avis, vous utilisez tous le copywriting au quotidien, sans toutefois vous en rendre compte.

Vous l’utilisez pour convaincre, séduire et vendre.

Exemples:

  • Un courriel pour convaincre votre patron que vous êtes la bonne personne pour ce nouveau projet.
  • Un poème dans une carte de souhait pour séduire un coeur.
  • Un curriculum vitae pour vous vendre auprès d’employeurs.
  • Un billet de blogue pour séduire vos lecteurs et les encourager à s’abonner.
  • Une annonce pour vendre votre voiture.
  • Un courriel pour inviter tous vos amis à votre BBQ annuel.
  • Une lettre pour convaincre vos voisins de donner à une cause qui vous tient à coeur.

Tout le monde est son rédacteur publicitaire personnel.

Toutefois, il existe cette profession où vous travaillez comme rédacteur indépendant (ou pour une agence de marketing) en tant que copywriter (rédacteur publicitaire). Vos clients vous demandent de rédiger des textes (rédactions de publicités, peu importe le type média) qui feront la promotion de leur entreprise ou de leurs produits et services.

Beaucoup de professionnels, tant sur le web qu’ailleurs, font appels aux services des copywriters pour améliorer leurs taux de réponse aux publicités ou tout simplement, pour vendre plus de produits. Le travail des copywriters peut s’avérer tellement profitable que certaines entreprises emploient des copywriters à temps plein.

Le concepteur-rédacteur en vous

En réalité, tout le monde peut rédiger un texte pour promouvoir ses produits et services. Cependant, le copywriter connait les formules qui ont fait leurs preuves.

Un bon copywriter est comme un bon photographe. Tout le monde peut cliquer et capturer des images en mode automatique avec une caméra numérique. Mais peu de gens savent comment utiliser la caméra en mode manuel (ISO, ouverture, vitesse) et manipuler la lumière avec des flashs, des réflecteurs et des récepteurs sans fil. Avec ces connaissances, un portrait banal peut être transformé en un portrait original.

Comme la photographie, la rédaction publicitaire a plusieurs dimensions.

En photographie, il faut écouter le client et comprendre ce qu’il demande. Il faut planifier une séance photo (endroit, équipement, style, temps, lumière, etc.). Il faut bien positionner notre modèle, bien ajuster sa caméra, bien doser ses flashs, s’assurer que l’arrière-plan s’agence bien avec le sujet principal, et ce, tout en gardant notre modèle à l’aise devant la caméra. Il faut s’assurer de prendre plusieurs photos de la même scène avant d’essayer quelque chose de nouveau. Et lorsque tout ça est terminé, on passe en chambre noire faire les corrections nécessaires pour parfaire nos photographies.

En rédaction publicitaire, c’est la même chose. Tout d’abord, vous devez rencontrer le client et comprendre ce à quoi il s’attend de vous. Ensuite, vous devez lire et rechercher pour bien saisir le sujet. Après, vous devez attirer l’attention du lecteur avec un titre magnétique. Par la suite, vous devez écrire votre texte et le lire. Ensuite, vous devez réécrire et relire et réécrire et relire jusqu’à l’atteinte de la perfection. On dit que les meilleurs copywriters sont en fait les meilleurs copyREwriters. Ceux qui réécrivent leurs textes jusqu’à ce qu’ils soient impeccables. Pour des résultats supérieurs, il faut s’assurer de rédiger des phrases simples, courtes et un texte fluide qui se lit sans interruption. Subséquemment, vous devez tester différents titres et différents textes sur certains échantillons de clientèle. Certains de vos textes publicitaires auront peu de succès auprès de certains types de clients, à certains moments de l’année, sous différents médias. Il est donc essentiel de tester et tester et tester. Finalement, votre texte publicitaire devra séduire et convaincre un maximum de lecteurs à agir.

Être copywriter, c’est d’utiliser les méthodes de rédaction publicitaire pour créer un texte captivant qui convertira le lecteur en acheteur.

Pour conquérir le coeur de ses lecteurs, le concepteur-rédacteur pourrait avoir à rédiger une lettre de plusieurs dizaines de pages. On peut également lui demander de rédiger un titre, un slogan ou le texte d’une brochure, pour un service ou produit quelconque.

Le copywriter se doit de rédiger un texte publicitaire de qualité

Quels sont les mots-clés que j’associe à un bon texte publicitaire?

  • Clareté: L’internaute moyen consomme une quantité phénoménale d’information tous les jours. Soyez-en assuré, votre lecteur n’ira pas plus loin que la deuxième phrase de votre texte si vous n’êtes pas clair.
  • Simplicité: Les mots et les tournures de phrases complexes n’ont pas leur place dans un bon texte publicitaire. L’objectif n’est pas d’impressionner le lecteur, mais de le séduire avec une offre qu’il ne peut refuser. Utilisez des mots simples et des phrases courtes pour de meilleurs résultats.
  • Intérêt: Votre texte doit non seulement être intéressant, il doit garder le lecteur assit sur le bout de sa chaise. Si vous ne réussissez pas à garder l’attention du client potentiel, il passera tout simplement à la page suivante. Racontez une histoire que votre lecteur aimera et vous augmenterez vos chances de le convaincre à agir.
  • Séduction: Il est possible que votre client n’ait jamais entendu parler de vos produits et services. Si c’est le cas, votre texte publicitaire doit tout d’abord, attirer son attention, l’informer et ensuite le séduire. Les gens achètent pour des raisons émotionnelles. Comme le légendaire Zig Ziglar disait: « People don’t buy for logical reasons. They buy for emotional reasons.« 
  • Vente: Certaines publicités sont créées pour divertir. Cela peut sembler être une bonne idée pour certaines entreprises qui veulent qu’on se souvienne d’eux. Mais, en général, il vaut mieux se concentrer à rédiger des textes pour vendre, et non des textes pour divertir.

Mes premières expériences comme rédacteur publicitaire

Il y a de ça quelques années, j’ai construit un site internet de petites annonces pour animaux. Mon objectif était de me créer une deuxième source de revenus pour augmenter mes cotisations à mon compte d’investissement. Avant de démarrer le projet, j’étais très optimiste et je croyais que tout allait fonctionner à merveille. Tout ce que j’aurais à faire, c’est de m’amuser à construire le site web et ensuite, Google se chargerait de me trouver des visiteurs clients.

Eh bien, laissez-moi vous dire que j’avais tort. J’ai heurté un mur, car j’ai cru que tout était facile sur le web. Lorsque j’eus terminé mon site internet, je n’avais aucun visiteur. Je croyais que mon site internet aurait eu un succès instantané puisqu’il n’existait encore aucun site de petites annonces pour animaux au Québec. Après quelques mois dans la construction du site, plusieurs sites similaires sont apparus et j’ai vite perdu la motivation pour continuer le projet.

Mais, avant d’abandonner, j’ai décidé d’investir de mon temps à la rédaction de lettres et de courriels pour inviter des partenaires du milieu à visiter mon site internet.

C’est à ce moment précis que j’ai constaté le pouvoir des idées et des mots. Avec ces mots, j’ai réussi à faire survivre mon site internet. Je dis bien « survivre » car je n’ai que quelques dizaines de visiteurs tous les jours. Sans ces textes publicitaires, mon site internet serait probablement à la poubelle aujoud’hui.

Comme vous pouvez le constater, cette histoire est loin d’avoir un succès monstre, mais c’est avec des expériences comme celle-ci que j’ai découvert l’art de créer des textes pour influencer et convaincre. Et le web est le parfait endroit pour commencer.

Un peu plus tard, j’ai eu quelques autres opportunités de rédactions publicitaires, entre autres, celle où j’ai gagné 500$ en quelques heures seulement:  histoire ici.

500$, ça ne paye pas l’hypothèque, mais c’est amplement pour m’investir en tant que copywriter.

Qui a besoin de rédaction publicitaire?

Que ça soit à la télévision, dans les journaux, sur les autobus ou à la radio, la publicité est omniprésente. Chacun de ces publicités, logos et slogans a tout d’abord été rédigé sur papier.

On a chargé le marketeur de la rédaction d’une pub pour séduire et convaincre le lecteur (ou l’auditeur) d’acheter un produit.

Suffit-il de décrire le produit comme étant le meilleur pour en vendre plus ? Non. Le travail du rédacteur publicitaire est d’informer, de persuader et de gagner le coeur du lecteur pour que ce dernier se procure le produit.

Vous avez déjà entendu parler de Stephen King et d’Agatha Cristie? Bien sûr! On dit que ces auteurs ont une façon d’écrire et de composer des textes qui séduisent et hypnotisent leurs lecteurs. Après quelques lectures d’oeuvres de ces derniers, les lecteurs deviennent instantanément accros et attendent avec impatience la sortie du prochain livre.

Pourrait-on considérer Stephen King et Agatha Christie comme des copywriters? Certainement! C’est avec des histoires magnétiques et captivantes qu’ils ont réussi à vendre des millions d’exemplaires de leurs romans. Voilà la passion de transformer des idées en mots… et le métier de transformer des mots en argent.

Le copywriting sur le web

À quoi vous fait penser le mot copywriting?

Lorsqu’on parle de copywriting (ou rédaction publicitaire), les gens pensent au marketing d’affiliation que l’on retrouve en abondance sur internet. Vous savez, ces pages d’atterrissages (landing pages – squeeze pages) qui se composent de textes publicitaires pour vendre des eBooks?

Eh bien, c’est exactement ce que c’est.

En fait, tout texte qui vend ou promeut un produit, un service, une personne ou une idée, peut être qualifié de texte publicitaire.

Avec des mots soigneusement sélectionnés, c’est possible d’influencer les gens.

July 14 2010

July 10 2010

July 02 2010

copywriter
06:43

Peut-on vendre en ligne comme en direct ?

Il ne faut surtout pas confondre une vitrine virtuelle avec une page de vente. Penser qu'il suffit de présenter un site moderne et design pour assurer des ventes est illusoire : çà ne fonctionne pas comme cela.

La page de vente a sa raison d'être aussi essentielle que la vitrine virtuelle. Et, elle obéit à un certain nombre de règles qu'il est préférable de ne pas ignorer si l'on ne veut pas gaspiller son temps et son argent.

Une des règles principales est de ne présenter qu'un seul produit par page de vente, surtout que vous pourrez en intégrer d'autres dans l'ensemble du processus de vente. Pour mettre un produit en ligne et le promouvoir pour faire un maximum de vente en un minimum de temps, il est impératif d'avoir un peu d'expérience et de savoir-faire.
La première chose à faire est d'imaginer vendre votre produit en direct. Quelles sont les qualités de votre produit ? Qu'est ce qui va attirer l'attention du client ? De quelle manière allez-vous le mettre en avant ? Il faut réussir à démontrer à votre client qu'il est important pour lui de le posséder, que sa vie peut-être transformer grâce à lui et qu'il est si simple d'utilisation qu'un enfant pourrait s'en servir. Il faut également lui faire ressentir que c'est une véritable opportunité à ne pas rater : c'est le produit du moment, celui que tout le monde rêve d'avoir. Votre client doit comprendre qu'il est très facile de se le procurer chez vous et que s'il se décide rapidement, il pourra en plus bénéficier d'une offre exceptionnelle. A ce stade, il faut que celui-ci considère qu'acheter ce produit est sa récompense pour s'y être intéressé naturellement.

Pour parvenir à ce résultat, il est peut-être utile de s'amuser à faire des jeux de rôles avec des proches ou des amis pour voir et repérer les trucs et arguments qui ont le plus de succès et ceux qui donnent le plus envie d'acquérir le produit.

Et fort de tous ces éléments, il va falloir vous confronter à votre page blanche car même si l'idée est de vendre comme en direct, il va falloir commencer à écrire car c'est à partir d'une lettre de vente que le dialogue se nouera ou pas avec votre prospect.

June 30 2010

June 27 2010

12:09
1931 ... luxuriant new hair!
Reposted fromvintage-ads vintage-ads
copywriter
12:06
5984 dac5 500
12:04
1940 ... double danger!
12:04
... have a body like mine!

June 20 2010

June 19 2010

June 14 2010

copywriter
01:04

Et si la créativité donnait du sens à la vie ?

Jean Cottraux, né en 1942,  est psychiatre, enseignant à Lyon, membre fondateur de l’Académie de thérapie cognitive de Philadelphie et directeur de scientifique de l’Institut francophone de formation et recherche en thérapie comportementale et cognitive. Il a publié de nombreux ouvrages rendant particulièrement accessibles sa discipline , notamment “La force avec soi”, “La répétition des scénarios de vie”, et “Les ennemis intérieurs”. Il est un spécialiste reconnu du traitement des troubles de l’anxiété, et s’est fait remarquer par des positions très critiques sur la pratique de la psychanalyse. Dans son dernier livre, le neuropsychiatre part du postulat que “chacun a une part de créativité”, et peut être créatif, à un moment de sa vie, ou tout au long de sa vie dans des domaines qu’on ne penserait pas forcément comme créatif : que l’on soit cuisinier ou mère de famille, artiste ou créateur de lien social.

arton17484

Dans ” A chacun sa créativité”, Jean Cottraux propose, à travers de nombreux exemples de créateurs célèbres,  une analyse des personnalités créatives, des styles de pensée et traits psychologiques qui favorisent la créativité (paranoïa, optimisme, narcissisme rebelle, narcissisme conformiste…) et essaie d’isoler un schéma cognitif de la créativité : “le créateur est simplement quelqu’un qui est sorti du rang et a bousculé les spectateurs trop complaisants de la comédie humaine en leur donnant à voir l’inhabituel.”

Pour Jean Cottraux, la figure du créateur “génial mais fou”, est un mythe du même acabit que celui du savant fou : les données de la psychologie clinique montrent que la créativité a essentiellement un lien avec les troubles affectifs, plus qu’avec les troubles du comportement : pas de Balzac sans amour contrarié, pas de Chopin sans exil ! Et que les facteurs biologiques sont des conditions nécessaires, mais insuffisantes pour expliquer la créativité. D’autres facteurs, comme la recherche de postérité peuvent aussi être déterminants, à l’exemple du général Choderlos de Laclos, qui, en 1779, fut vexé de recevoir l’offre de fortifier l’ile de Ré au lieu de partir libérer l’Amérique, et qui décida de “faire un ouvrage qui sortît de la route ordinaire… et qui retentît encore sur la terre quand il y aurait passé”. Ainsi sont nées “Les Liaisons Dangereuses”, son unique roman, qui le fit effectivement passer à la postérité…

Développer sa créativité, selon l’auteur, c’est une façon de se sentir bien, de sortir du quotidien, de guérir de l’ennui, faisant disparaitre la préoccupation de soi et de la durée. Jean Cottraux veut nous démontrer que l’ouverture d’esprit, le travail et la persévérance, comptent plus en la matière que le talent et le don. La créativité donne du sens à la vie des individus mais aussi des sociétés. La créativité, définie ici comme la capacité à produire une innovation qui a du sens, opposée à une production triviale ou bizarre, existe dès lors qu’elle fait avancer la culture. La démarche créative peut produire des oeuvres intemporelles, mais elle peut produire, tout simplement, une vie réussie.

<!-- You can start editing here. --> <!-- If comments are open, but there are no comments. -->

copywriter
00:59

Marchands d'illusions

Marchands d'illusions (The Hucksters) est un film américain réalisé par Jack Conway, sorti en 1947.

Fiche technique

Distribution

copywriter
00:55

« Langue publicitaire et langage populaire »

La langue et l'image sont, pour le publicitaire, des outils privilégiés de communication. Nous sommes là pour réfléchir à la qualité de la langue publique et publicitaire. Cela suscitera peut-être plus de points d'interrogation que de réponses définitives. Néanmoins, je vais vous faire part de quelques réflexions sur cette matière.


LA RESPONSABILITÉ PROFESSIONNELLE
Le publicitaire est un communicateur mais c'est un communicateur à la solde d'un producteur. Je le définirais caricaturalement comme « le porte-voix de l'annonceur ». Sa formation et son expérience en font un spécialiste de la persuasion (qui n'est pas toujours « clandestine »... à moins que toute persuasion le soit toujours!). Si donc un producteur-annonceur fait appel à ses services, c'est d'abord pour ces connaissances-là, pour cette habileté estimée. Dans cette optique, la langue n'est alors qu'un outil, qu'un moyen utile pour arriver aux fins convenues : la communication persuasive.


La première responsabilité du publicitaire réside dans ses capacités à comprendre les objectifs de communication du client-annonceur et à identifier les moyens les meilleurs pour atteindre ces objectifs. La langue devra donc se mouler aux exigences de la responsabilité professionnelle, stricto sensu, du publicitaire. Si, par la suite, interviennent des préoccupations quant à la « qualité de la langue employée » dans les messages, elles seront accessoires. C'est ainsi en tout cas, que l'on convient de compartimenter les responsabilités de nos jours...


LA RESPONSABILITÉ MORALE
J'avouerai cependant que le publicitaire auquel je viens de faire allusion est un publicitaire impersonnel. Le publicitaire quotidien, le publicitaire en chair et en os, est la plupart du temps mû par des motifs supplémentaires. Inextricablement, d'ailleurs. Car le publicitaire quotidien est aussi, comme M. Toulemonde et dans des proportions diverses selon l'individu : un citoyen, un esthète, un missionnaire, etc... ou tout simplement un négligent ou un pressé. Et c'est ici qu'intervient sa responsabilité morale face à la société à laquelle il s'adresse : il doit « respecter son public ». Mais comment, sur le plan de la langue, se manifestera ce respect? par l'emploi d'une langue correcte mais froide? par l'usage d'une langue populaire mais touchante?
Encore une fois, le publicitaire est d'abord communicateur avant d'être philologue. Son métier est de transmettre une information tout en arrivant à toucher son public. Et les qualités précises de ce public (telles qu'elles auront été résumées dans la « définition de la cible ») feront qu'il emploiera un langage correct, élégant ou affecté, un parler familier, trivial ou vulgaire, ou encore un style descriptif, poétique ou dramatique. Il pourrait donc arriver qu'un publicitaire se trouve en contradiction avec lui-même : par exemple, quand il « sent » professionnellement qu'il doit avoir recours à un style carrément populiste alors même qu'il se sent l'obligation sociale d'utiliser un langage châtié. Mais cette situation paradoxale n'est pas nécessairement fréquente.
LA PRATIQUE QUOTIDIENNE
Dans la pratique quotidienne, se dessine un modus vivendi aux multiples facteurs d'influence.
D'abord, chaque agence de publicité transmet (le plus souvent, tacitement) sa philosophie propre. Dans une étude de la Commission Gendron1, datant donc de six ans déjà, on tentait de faire préciser la philosophie des « agences de publicité dont le siège social est au Québec ». Les enquêteurs avaient défini trois niveaux de langage :
le langage populaire : v.g. : « À part det'ca, je calcule, moé, que la femme, sa place, c't'aà maison ».
le langage correct : v.g. : « De toutes façons, pour moi, la place de la femme; c'est à la maison ».
le langage élégant : v.g. : « De toutes manières, j'estime quant à moi, que la place de la femme est à la maison ».

1 SORECOM Étude E-4 : Le Français utilisé par les agences de publicité au Québec, Commission d'enquête sur la situation de la langue française au Québec, Québec 1973. [retour au texte]

Plus de la moitié de ces agences optaient pour le langage simplement « correct »tandis qu'un autre tiers optaient pour le français « élégant » (c'est cependant, plus des deux tiers des agences anglophones canadiennes qui optaient pour le français « élégant »). Par contre, aucune de ces agences ne disait opter pour le français « populaire » et cela, même si près d'un tiers croyaient qu'il devrait être permis d'utiliser le « joual), dans les annonces. D'autre part, plus de la moitié croyaient « qu'il est plus important de se faire comprendre que de rédiger un texte publicitaire sans faute » (comme disait Molière1 : « Quand on se fait entendre, on parle toujours bien »).
Toutefois, chaque rédacteur-concepteur a là-dessus ses vues personnelles. Pour l'un, l'utilisation du « français international » se fait nécessairement au détriment d'une certaine spécificité québécoise et, par ricochet, de l'efficacité persuasive. Pour l'autre, utiliser le langage du menu peuple, c'est encourager le nivellement par le bas en utilisant une terminologie vague, un vocabulaire passager, et des constructions inélégantes.
Selon l'assurance de l'individu, la grosseur de l'entreprise ou ses structures administratives, le rapport de force entre les parties sera bien différent. En réalité, ce sera un assez grand nombre de personnes qui donneront leur avis sur la qualité du français employé (tant chez l'annonceur que dans l'agence, d'ailleurs). Le consensus qui s'établira sera finalement conforme à ce qui est acceptable pour la société en général. En définitive, — comme pour le concept « d'obscénité » — les critères d'évaluation de ce qu'est le « bon français » évoluent dans et par la société québécoise : « le public est le véritable auteur du langage et son vrai conservateur » (Comte).
UN MAL UNIVERSEL
Si on se plaint parfois de la qualité du français des publicitaires, c'est qu'on ignore l'état du français commun. Les publicitaires ne sont, dans cette affaire aussi, tout au plus un miroir social. Slogans créés et textes rédigés répondent aussi aux courants qui parcourent la société et que l'on peut assimiler aux modes et normes :

1 Les Femmes savantes, II, 6. [retour au texte]

on peut penser aux calembours faciles (« l'esprit des sots », disait Claude Jasmin) comme « Le Coq rôti c'est coq chose », les « Aide-toi et Shell t'aidera », « Je repars en oeuf », « À la banque TD on peut t'aider », etc.
on peut relever les élisions populistes et formes bâtardes comme le célèbre « Lui y connaît ça » de Olivier Guimond, les « Sprite itou c'est clair et net », Ç'a ben d'l'allure », les « Ça c't'à mon goût », etc.
on peut mentionner les équivoques inutiles comme les « Modérez vos transports », les « Eau secours », « Tout le monde s'attache au Québec », « Mêlez-vous de vos oignons », « On est plein d'soupe », etc.
(Par contre, un certain nombre de néologismes sont pertinents et ont prouvé leur succès tels « l'incola » ou « Le chnac ».)
On sait aussi que plus des deux tiers des messages diffusés au Québec sont pensés en anglais1. Un certain nombre de publicitaires sont donc minés par cet état de fait : ils pensent que « le français est moins souple que l'anglais et que son vocabulaire est moins riche et moins imagé »2. Quelle conviction désastreuse! Souvent, ces idées sont répandues par des transfuges, des individus qui, par le biais d'une phonation francophone, émettent des idées de cerveaux anglophones. Par exemple, ils travaillent depuis 15 ans chez McQuelquechose où, parce qu'ils savent s'exprimer dans la langue de leur patron unilingue, on les a répérés comme des canadiens-français compréhensifs voire intelligents; ou encore ils traduisent en permanence les thèmes et les slogans anglo-générés pour lesquels ils se découragent d'arriver à trouver le mot juste (traduttore, traditore1). Parfois, les mêmes idées sont diffusées par des ignorants de leur langue, tout simplement.
Mais revenons quelques moments à la question de la traduction. La pratique de la « traduction communicationnelle » (pourrait-on dire!) oblige à traduire l'esprit plutôt que la lettre. Cela oblige à une créativité certaine et, parfois, à une certaine liberté. J'ai lu récemment sur une affichette bilingue vantant les mérites des maillots moulants pour femmes que les « body clothes » étaient des « habits de corps » : piètre traduction! Il y a quelques années, nous étions confrontés à un problème de traduction similaire et les « body shapers » sont devenus en québécois, les « profilantes » : néologisme évocateur, poétique et descriptif tout à la fois.
Il arrive quand même, bien sûr, que la stratégie publicitaire incite à conserver des mots anglais. C'est le cas pour les noms de marques même si des termes comme Mayfair, Maxwell House ou Dove perdent une grande partie de leur charge émotive pour les Québécois (soit parce que, traduits, ils sont incompris, soit parce qu'ils n'évoquent aucune réalité culturelle). C'est pourquoi, depuis quelques années, certains annonceurs ont accepté de rebaptiser leur produit : Mr Clean est devenu M. Net (M. Propre, en France), Mr Salty — Capitaine Bonsel, le Car — La Cinq (la Renault 5 en France)...
LE « BON LANGAGE » PUBLICITAIRE
Finalement, il advient dans la plupart des cas que la qualité linguistique rejoint la qualité commun icationnelle. D'après la Commission Gendron2, c'est près du tiers des publicitaires qui définissaient la bonne publicité comme celle qui est « claire, brève et précise »; un autre 10 % pensaient carrément que c'est « celle qui est écrite en bon français ». C'est donc dire qu'il existe, chez les publicitaires, la conscience claire que la bonne publicité se sert du bon français. Les publicitaires doivent diffuserdes messages qui touchent à la foi la tête, le coeur et le ventre. En communication de masse, cela veut dire user du « plus petit dénominateur commun » : des messages courts, des mots simples.

1 D'après une recherche conjointe du Ministère des Communications du Québec et du Publicité-Club de Montréal. [retour au texte]
2 Commission Gendron, op. cit. [retour au texte]
1 Un traducteur c'est un traître (aphorisme italien). [retour au texte]
2 op. cit. [retour au texte]

Le linguiste américain Georges Zipf1 a démontré statistiquement l'universalité de ce postulat : plus les mots sont courts plus ils sont employés et plus ils sont employés et connus, plus ils sont raccourcis. D'ailleurs, Winston Churchill qui s'y connaissait en persuasion affirmait : « Short words are best and the old words when short are best of all ».
La meilleure langue publicitaire est, de toute évidence, le langage populaire.
ENVOI
Je m'en voudrais de terminer ce court exposé sans mentionner des avenues qui pourraient conduire à l'amélioration de la langue publicitaire. Je le ferai très simplement en rappelant deux citations.
La première est une des recommandations (article 90) de la Commission d'enquête sur la situation de la langue française au Québec2 qui se lit comme suit : « Susciter la création, au niveau universitaire, d'une véritable école francophone de publicité, qui assurerait la formation professionnelle des publicitaires sur tous les plans commercial, technique et linguistique ». Que je sache, aucune des universités du Québec n'est en voie de s'engager vers ce but (ni les facultés de sciences de l'administration, ni les départements de communication, ni les écoles d'arts graphiques, ni les programmes de lettres, ni...). L'industrie publicitaire devrait donc assumer, comme un de ses devoir premiers, la poursuite de ce but : la mise sur pied d'un programme universitaire de formation professionnelle en publicité. Une formation supérieure ne pourrait qu'améliorer la qualité de la communication publicitaire dans tous ses aspects, y compris l'aspect linguistique.

1 Zipf, G. K. Human Behavior and Principle of Least Effort, Harper & Row, New-York 1966. [retour au texte]
2 Commission Gendron, op. cit. [retour au texte]

La deuxième citation est doublement stimulante : c'est l'avis d'un homme de réflexion sur le langage, c'est un exemple de « bon français persuasif ». Je cite :
« Le parler que j'aime, c'est un parler simple et naïf,
tel sur le papier qu'à la bouche,
un parler succulent et nerveux, court et serré,
non tant délicat et peigné comme véhément et brusque ».
(Montaigne, Essais, I, 26)

copywriter
00:54

L'allusion religieuse comme axe persuasif en publicité

Claude Cossette, professeur titulaire
en publicité et image, Université Laval

 

Société Internationale de Sociologie des Religions
International Society for the Sociology of Religion

26-30 juin 1995

Publié dans la revue
Communication&Organisation
Isic-Université Michel de Montaigne, Bordeaux 3
1er semestre 1996

 

Bernice Fitzgibbon, dans son livre Macy's, Gimbels and me écrivait: &laqno;Une bonne publicité ressemble à un bon sermon: non seulement elle satisfait les affligés, mais elle afflige les satisfaits.» On devine déjà, dans cette comparaison, l'attrait des publicitaires pour le monde religieux.

 

La publicité contemporaine se manifeste avec l'avènement conjugué de trois phénomènes: a) l'ère industrielle qui permet de produire des biens de consommation en surplus de la demande; b) l'alphabétisation systématique des populations; c) l'arrivée du premier grand média de masse, le quotidien.

Cette conjoncture permet de produire (grâce aux machines) un journal à bon marché, qui peut donc être lu par un large public (concentré dans les villes comme force ouvrière, donc plus accessible aux diffuseurs), et qui dispose d'un revenu pour acheter les biens vantés par la publicité. Ce changement de société majeur s'est produit entre 1850 et 1900.

Dès les débuts, la publicité s'empare de produits qui ont déjà acquis une certaine notoriété par le bouche à oreille. La plupart de ces produits vedettes ont été mis en marché par les notables de l'époque, les prêtres et les médecins. Le premier secteur d'activité qui a sucé le petit revenu discrétionnaire des nouveaux citadins fatigués par la surexploitation industrielle, fut celui de la santé. C'est ainsi que les annonces-journaux louaient les mérites des Sirops Dr Lambert ou des Élixirs du Chanoine Kir.

Aujourd'hui, le religieux dans la publicité se manifeste sous trois formes:

1. Les religions officielles utilisent de plus en plus la publicité pour atteindre certains de leurs objectifs;

2. Des groupes de pression à préoccupation éthico-religieuse décident d'utiliser les mass médias;

3. Les publicitaires aiment faire des clins d'oeil religieux pour publiciser des marchandises de toute nature.

 

1. Les religions officielles utilisent de plus en plus la publicité pour atteindre certains de leurs objectifs

Les églises officielles se méfient des mass-médias profanes; elles s'en méfient surtout quand elles ne les contrôlent pas. L'Église catholique du Québec, par exemple, a pris position claire: les chrétiens doivent travailler dans les médias existants et faire passer par la bande leurs visions religieuses. Il est vrai que les évêques n'avaient pas beaucoup le choix puisque le Conseil de la Radio et Télévision Canadiennes (Crtc) interdisait d'utiliser les ondes (publiques) pour diffuser un message sectaire. Mais depuis quelques mois; le Crtc accorde des permis pour des groupes religieux; on a donc vu apparaître, à Québec et à Montréal, deux postes de radio catholiques sur modulation de fréquence.

Derrière le mépris apparent pour les massmédias, les églises utilisaient depuis longtemps d'autres formes de publicité, plus proche de la promotion; la promotion est une tactique d'influence des comportements plus immédiatement efficace. Quand on demandait, dans les années 1950, aux missionnaires (les vedettes de l'époque) de parcourir les écoles pour témoigner de la vie en Chine ou en Afrique, on jouait, comme le font les publicitaires d'aujourd'hui, sur l'aura de la vedette qui impose la crédibilité.

Par ailleurs, le bruit publicitaire augmente sans cesse dans les grandes concentrations urbaines. Naguère encore, la chaire garantissait aux chefs religieux un auditoire captif; mais ce n'est plus le cas. Aussi, des groupes religieux de plus en plus nombreux sentent le besoin de recourir aux médias "profanes" pour diffuser leurs messages.

La plupart de ces messages s'inscrivent à l'intérieur de stratégies qui visent trois objectifs, toujours les mêmes: soit susciter des vocations dans la jeunesse, soit stimuler les dons pour les oeuvres de charité, soit lutter contre la supposée influence néfaste des dits médias (mais cette tâche est souvent accomplie par les groupes de pression para-religieux).

En effet, quand il s'agit de levées de fond, il arrive de plus en plus souvent que les églises fassent appel aux publicitaires professionnels, agences ou individus. L'église de Montréal a lancé une de ces campagne illustrée par un Sacré-Coeur "hippisant" sous le thème: &laqno; Donner a toujours fait chaud au coeur ».

L'Église de Toronto a créé un précédent il y a une dizaine d'années en lançant une campagne de recrutement à la prêtrise par voie de panneaux-réclame: un grand Christ en croix, planant au-dessus de la cité profane, disait quelque chose comme Viens et suis-moi.

L'Église de Québec a passé une commande à la plus grande agence de publicité canadienne, Cossette Communication Marketing, pour une affiche en vue de recruter des jeunes hommes pour la prêtrise. L'affiche montrait une tête de Christ avec le message: &laqno; Il ne travaillait pas à temps partiel.»

On peut penser à l'intervention de l'église épiscopale du Minnesota qui intervient pour sensibiliser la population au glissement du religieux vers le commercial de la fête de Pâques. On a diffusé une affiche où on montre côte à côte un lapin et Jésus en titrant: &laqno; Lequel s'est relevé d'entre les morts: n'oublions pas le vrai sens de Pâques! »

On sait que le public en général aime la publicité; c'est ce que révèle la plupart des sondages sur le sujet. Mais, surprise: les chrétiens reconvertis l'aiment encore davantage que le citoyen moyen. Stephen McDaniel et John Burnett ont publié les résultats d'une recherche dans le Journal of Advertising Research (vol31 no4) faite auprès de 2,000 répondants. L'hypothèse de départ était que les options religieuses ont des effets sur les attitudes et les comportements. On a trouvé, par exemple, que les Chrétiens évangéliques (estimés à 20% de l'échantillon) avaient une attitude plus positive envers la publicité que le public en général.

 

2. Des groupes de pression à préoccupation religieuse décident d'utiliser les mass médias

Par ailleurs, des groupes de citoyens se rassemblent parfois en groupes de pression éthico-religieux pour défendre la morale publique, souvent d'ailleurs contre "l'immoralité" présentée comme normale, disent-ils, par les mass-médias eux-mêmes.

La Société canadienne de la Bible a utilisé au Canada anglophone une série d'abribus pour vanter les mérites de la lecture biblique. Les thèmes-accroches, disposés au-dessus d'une Bible d'aspect traditionnel, allaient de &laqno; 100,000 semaines sur la liste des best-sellers » à &laqno; Vous doutez de la vie? Retournez au manuel ! »

On peut penser à une autre annonce biblique publiée dans l'ouest des États-Unis qui montrait une grosse Bible, en titrant: &laqno; À la fin, le héros est tué.»

Le bulletin Campaign-London du 13 janvier 1995 rapportait un fait divers: un groupe de pression britannique intitulé "Christians in Media" ont réservé et payé 400 emplacements d'affichage pour proclamer: &laqno; Christians make better lovers ». Cela a provoqué un petit scandale dans la puritaine Albion et Christians in Media n'ont pas réussi à convaincre que "l'amour" dont il était question était l'amour-charité ils n'ont pas davantage réussi à convaincre que les chrétiens avaient le monopole de l'amour-charité.

La pression des groupes religieux ne peut pas être ignorée. Au début des années 1980, le superpuissant Proctor & Gamble - un des plus gros annonceurs au monde - a, aux États-Unis, retiré son placement publicitaire à une cinquantaine d'émission de télévision jugées inacceptables par un mouvement de pression religieux qui incitait au boycott des commanditaires.

L'abondance proposée par la société de consommation est elle-même critiquée. Gabriel Marc du journal catholique La Croix: &laqno; De telles offres de luxe impudiquement étalées ont de quoi dévoyer les échelles de valeur raisonnables des jeunes et des moins jeunes qui finissent par perdre complètement les pédales, acquérant et exigeant n'importe quoi comme un dû sans contrepartie de solidarité.»

 

3. Mais ce qui nous intéresse ici, ce sont les publicitaires qui aiment faire des clins d'oeil religieux pour publiciser des marchandises de toute nature

Les publicitaires sont souvent tentés de faire des allusions à des personnages ou des événements de la vie religieuse. Ces allusions viennent le plus souvent d'associations d'idées fortuites engendrées par le milieu culturel général. Les créatifs d'agence s'amusent à faire de telles allusions de manière généralement assez désinvolte.

Exemple: une maison de relations publiques de Montréal "engage" comme vedette le Pape Jean-Paul II qui apparaît, la main levée en train de bénir, à pleine pages de revues spécialisées au-dessus du titre-accroche: &laqno; Ceux qui croient au pouvoir des relations publiques, levez la main ».

Mais il faut agir avec prudence; le sentiment religieux fait partie de l'univers personnel des individus, et ceux-ci sont peuvent se montrer pointilleux devant des allusions à leurs croyances profondes. C'est un sujet toujours plus ou moins "touchie". Ainsi, dans son numéro du 12 septembre 1994, l'hebdomadaire spécialisé AdWeek rapportait que le réseau CBS venait de refuser un commercial pour les raquettes de tennis Prince dans lequel Dieu jouait au tennis avec un simple mortel. Les américains considèrent qu'il y a là un tabou: on ne joue pas avec Dieu - on ne peut surtout pas gagner contre lui.

Malgré ces écueils, l'univers religieux est constamment mis à contribution dans la publicité. Sur le plan persuasif, ces allusions religieuses servent de métaphores pour titiller des cordes motivationnelles.

La Bible, ce monument du patrimoine occidental, est source d'inspiration durable. Le livre de la Génèse en particulier est largement exploité. Adam et Ève sont devenus le prototype de l'humain sollicité par les tentations de ce monde, Noé celui qui sauve son bien du désastre. Et y a-t-il métaphore biblique plus usée que celle du doigt de Dieu tiré de la Création de Michel-Ange?

Même Jésus est mis à contribution. Le film La Vie de Bryan avec les Monty Python a été lancé avec maintes allusions à la vie de Jésus que le film parodiait: &laqno; Un film qui est un vrai calvaire. Golgotha! Tout le monde descend.» disait la publicité. Et que de fois n'a-t-on pas vue reconstituée La Dernière cène?

Mais trop, c'est trop. Une bataille d'opinions a envahi l'Europe il y a quelques années quand une entreprise espagnole a lancé ses jeans de marque Jésus.

De manière générale, plusieurs éléments venus de la religion sont mis en scène par les créateurs publicitaires:

a) L'architecture religieuse:

- le clocher comme symbole du village rassembleur, ou de la pérennité de la tradition

- le vitrail et l'idée de richesse, de couleur

- le cloître et l'idée de recueillement, de silence, de retraite

 

b) Les cérémonies religieuses:

- le sermon et son éloquence démodée: &laqno; Et maintenant, mes bien chers frères»

- la confession et les sept péchés capitaux

- le mariage et l'idée de durée, ou de solennité

 

c) Les personnages:

- le curé bedonnant aimant la bonne chère (le Chanoine Kir)

- le moine maigrichon, minutieux et patient

- les prêtres à tonsure avec surplis et barrette

- les saints et prophètes: François d'Assise et sa passion de la nature, Jean Baptiste et son vagabondage hippie

- les anges et leur comportements angéliques

 

d) les lieux mythiques:

- l'enfer et le ciel

- le mont Sinaï

 

Finalement, ce sont les produits eux-mêmes qui proviennent de l'univers des nonnes et des curés. Les religieux ont, semble-t-il, la réputation de savoir cuisiner les mets simples et savoureux, ou de préparer les élixirs de bonne santé:

- le chocolat des Trappistines

- le fromage des moines d'Oka

- la liqueur de la Grande Chartreuse

 

Et que dire de l'amour de nos si laïques cousins français pour les aliments à dénomination religieuse:

- le Camembert des Prélats, des Deux Capucins, des Saints Pères, du Père André, du Vrai Moine, le Camembert St-Christophe, St-Georges, Le Bon St-Martin, le St-Jean pasteurisé,

- le vin, à commencer par le Dom Pérignon, le Cloître des Cordeliers, etc.

- puis les bières, les sirops.

 

Le religieux est vu comme honnête, même par les mécréants

 

En définitive, ce sont les valeurs ou les contre-valeurs liées à la religion qui sont évoquées dans les messages publicitaires - la principale étant probablement l'idée de péché; le mal est alors présenté comme attirant, tentateur.

 

On fait aussi allusion aux valeurs religieuses pour mettre en évidence certaines qualités des produits: ils sont sains, simples, vrais, durables, puissants, voire miraculeux.

 

Les valeurs évoquées sont des valeurs soit défendues soit combattues par la religion. Mais toujours, les signifiants utilisés par les publicitaires sont devenus des symboles qui ont leur vive propre souvent très éloignée de la réalité. Qui, dans notre pays, voit encore des prêtres à soutane? des soeurs à cornette? qui peut me dire qu'il a vu récemment une barrette posée sur une belle tonsure fraîche?

 

Si les allusions religieuses sont toujours pertinentes en persuasion publicitaire, c'est que la collusion publicité/religion est naturelle car toutes les deux poursuivent un objectif similaire: susciter des adeptes en faisant miroiter le bonheur.

 

Credo de Gilbert Bécaud

Je crois en toi Sainte Société
Je crois en toi la publicité
Qui me donne à boire et à fumer
Dans le bon choix, dans les panneaux
Qui tire les ficelles de mes jours
En ton indispensabilité
Notre-Dame du bon secours
Credo

 

Claude Cossette
copywriter
00:51

Défendre le droit d'auteur sans se tirer dans le pied

Le Devoir
Idées, mardi 12 juillet 1994, p. A7

La Coalition des créateurs et titulaires de droits d'auteur faisait paraître une annonce d'une pleine page dans LE DEVOIR du 4 juillet. La Coalition intitulait son texte «Le droit d'auteur: une question de pain et de beurre. Lettre ouverte à monsieur Jean Chrétien, premier ministre du Canada».


La Coalition prend les grands moyens pour défendre ses auteurs et leurs droits. Et c'est normal: ce droit de propriété moderne est reconnu dans des textes qui remontent au moins jusqu'à 1700, à l'époque de la reine Anne d'Angleterre. Cependant, en voulant se défendre - me défendre - jusqu'à la dernière cartouche, la Coalition n'est-elle pas en train de se - de me - tirer dans le pied?


La Coalition rappelle neuf points pour lesquels elle se bat. Dans l'un de ceux-ci, elle réclame que le créateur soit reconnu comme le premier titulaire des droits de son oeuvre; cela m'apparaît plus que normal. Mais, sur d'autres points, il n'est pas aussi simple de trancher. Je pense ici aux «droits de suite en arts visuels», ou à «l'élimination de toute exception à la protection des oeuvres», point sur lequel je veux m'arrêter.
La Coalition veut-elle par là lutter contre le «droit de citer» que reconnaît la présente Loi du droit d'auteur? Le droit de citer est, au sens strict, une violation du droit de propriété du premier titulaire sur l'oeuvre; tout le monde l'admet. Le droit de citer est cependant consenti par la loi sous réserve que cela se fasse dans des «conditions équitables» (fair dealing) et dans le cadre des exceptions spécifiques reconnues dans la loi, expressément «à des fins d'étude privée, de recherche, de critique, de compte-rendu, ou en vue d'en préparer un résumé destiné aux journaux».


Pourquoi des exceptions?
Pourquoi la loi a-t-elle prévue ces exceptions? Pour encourager l'avancement des idées par le critique. Qu'adviendrait-il de la critique si on devait la faire sans citer mot à mot le texte dont il est question? Normand Tamaro, dans son livre Le Droit d'auteur: fondements et principes, reprend l'idée que «l'auteur d'une critique peut sûrement accompagner ses commentaires critiques d'extraits de l'oeuvre». N'est-ce pas la tâche même d'un professeur d'université de faire la critique des oeuvres pour instruire les étudiants et faire avancer la science? Ce professeur n'est-il pas contraint par la simple logique de recourir aux oeuvres des autres pour faire des démonstrations, des comparaisons, des extrapolations? Bref, pour enseigner. Faut-il vraiment lui tirer le tapis sous les pieds et faire disparaître de la loi ce droit de citer?


Comme le rapporte Christian Vincke dans son livre Problèmes de droits d'auteur en éducation, la jurisprudence semble reconnaître le droit de citer plus ou moins une page d'une oeuvre dont on ne détient pourtant pas les droits. Mais à quoi correspond cette «utilisation équitable» d'une page quand la critique doit se faire sur des images? Le problème se pose dans toutes sortes de domaines d'étude, en histoire de l'art, en plastique de la photographie, en création publicitaire, en communication graphique. Le tribunal admettrait-il, par exemple, que reproduire un Monet ou un Pellan en noir et blanc dans un format de 40mm X 60mm n'est qu'une «citation» de l'oeuvre originale qui fait plusieurs mètres carrés, présente du relief, joue avec des couleurs quasi fluorescentes? Effectivement, comme le fait judicieusement remarquer Vincke, «(...) dans certains cas, l'oeuvre commentée, soit en raison de ses proportions modestes, tel un court poème, soit à raison de sa nature (une photographie), peut difficilement se prêter à une critique valable sans que de très larges extraits et parfois même sa totalité ne soient reproduits».


Si cela est vrai dans le cadre de l'enseignement, cela est encore vrai dans le cadre de la publication d'essais. Les moyens modernes de copie, y compris celui de reproduire en pleine couleur des images, privent les éditeurs de revenus qui risquent de tuer l'édition. Mais il est aussi vrai qu'éliminer de la loi «toute exception» risque tout autant de tuer l'édition en faisant avorter les manuscrits qui ont, de par leur nature, «besoin» de citations, les essais critiques.


Les images, un problème
Voyons deux exemples que j'ai vécus récemment dans lesquels le droit de citer constitue la pierre d'achoppement. L'Université Laval offre par correspondance un de mes cours sous le titre de «Comment faire sa publicité soi-même». Les étudiants visés sont en partie les gens d'affaire qui doivent eux-mêmes gérer leur publicité. Il est devenu évident que ce public de petites entreprises serait encore davantage intéressé si l'Université pouvait offrir ce cours par la télévision. Or, est-il pensable de réaliser une série de 13 émissions télévisuelles sur la publicité sans y incorporer des messages publicitaires diffusés à la télévision, en les commentant, les expliquant, les critiquant?


L'Université Laval, par mesure de prudence et par égard envers les détenteurs du droit d'auteur, a tenté d'obtenir le droit de diffuser un certain nombre de messages publicitaires à l'intérieur du cours télévisé. Eh bien! plusieurs des intervenants qui possèdent des droits sur ces messages refusent cette permission qui, pourtant, paraît correspondre au droit de citer prévu par la loi. Pour éviter les longues et onéreuses explications devant le tribunal sur le rôle de la critique dans le progrès de la connaissance, il semble bien que je devrai abandonner ce projet. Tant pis pour moi... et pour les petits entrepreneurs!


Tout essai critique concernant les images et publié sous forme de livre pose un problème similaire. Chaque livre de cette catégorie reproduirait, évidemment, tout plein d'images venues de l'art, de la photoreportage, du design, de la publicité ou de la science. Or, avec la contrainte de négocier le droit de reproduire chaque image, tel que les conseillers juridiques circonspects interprètent la loi, un projet d'édition devient rapidement prohibitif pour un petit marché comme le Québec.


Le pain et le beurre?
Il est vrai que les moyens modernes de reproduction font perdre des sommes importantes aux auteurs, qui risquent de se décourager, de même qu'aux éditeurs, qui risquent de mourir. Il faut donc trouver le moyen de leur assurer le pain et le beurre.


Faire disparaître le droit de citer, exception prévue dans la loi, n'est pas un tel moyen; la citation procure aux auteurs une notoriété qui vaut aussi son pesant d'or (être cité constitue même le barème de la valeur d'un scientifique). Au surplus, faire disparaître le droit de citer mettrait sur les épaules des éditeurs un fardeau qui les obligerait - au grand préjudice des auteurs mêmes - à abandonner beaucoup de projets d'essais à petit tirage (ce qui est la norme au Québec), particulièrement dans le domaine visuel.


Comme le rappelle Tamaro: «Le droit d'auteur sert deux types d'intérêts complémentaires: celui des auteurs, en leur permettant de vivre et de contrôler l'utilisation de leurs oeuvres, et celui de la société qui approfondit ses connaissances grâce aux oeuvres de l'esprit.»
Le droit de citer est nécessaire à une société qui veut approfondir ses connaissances.

Illustration(s) :Mercier, Jean
À quoi correspond une «utilisation équitable» d'une page d'un livre quand la critique doit se faire sur des images? Le problème se pose dans toutes sortes de domaines d'étude, en histoire de l'art, en plastique de la photographie, en création publicitaire, en communication graphique.

Catégorie : Éditorial et opinions
Sujets - Le Devoir : Droit d'auteur et de propriété; Arts visuels, plastiques et photographie; Littérature et livres; Éducation
Lieu(x) géographique(s) - Le Devoir : Canada
Type(s) d'article : Opinion;; Illustration, photo, etc.
Taille : Long, 898 mots
© 1994 Le Devoir. Tous droits réservés.
Doc. : news·19940712·LE·043

Ce matériel est protégé par les droits d'auteur.Tous droits réservés. © 2001 CEDROM-SNi

Photo TetCosOrdi.jpg

Older posts are this way If this message doesn't go away, click anywhere on the page to continue loading posts.
Could not load more posts
Maybe Soup is currently being updated? I'll try again automatically in a few seconds...
Just a second, loading more posts...
You've reached the end.

Don't be the product, buy the product!

Schweinderl